La condamnation de Sébastien Ajavon, président d’honneur du parti politique dénommé Union Sociale Libérale (USL) continue de susciter des réactions. C’est en effet le constat fait puisque par le biais d’un communiqué rendu public, les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) d’une part, et les femmes de (l’USL) d’autre part, ont dénoncé ce qu’ils appellent instrumentalisation de la justice. Pour ces deux partis de l’opposition, sa condamnation à 20 ans de prison ferme, d’une amende de 5 millions et le mandat d’arrêt international requis contre lui relèvent ni plus ni moins d’un acharnement. Selon le communiqué des FCBE, «les droits de la défense, point cardinal de la procédure pénale, n’ont pas été respectés » au cours du procès. Abondant dans la même logique que les FCBE dont le communiqué a été rédigé le samedi 20 octobre dernier, les Femmes de l’USL ont quant à elles, enfoncé le clou le dimanche 21 octobre. Pour elles, il s’agit d’une « peine lourde, injuste et non fondée sur le droit ». Il faut dire que le présumé coupable Sébastien Ajavon n’était pas au procès au cours duquel la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a prononcé sa peine le jeudi 18 octobre 2018 à Porto-Novo.
Lire les deux communiquéscommuniqués

COMMUNIQUÉ DU PARTI FCBE
C’est avec beaucoup de consternation que les militants du parti FCBE ont suivi le jeudi 18 octobre 2018, la parodie de justice mise en œuvre par le Gouvernement de la ruse et de la rage à travers la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), institution aux ordres, qui a conduit honteusement à la condamnation à vingt ans d’emprisonnement ferme et à une amende de montant francs CFA cinq millions (FCFA 5.000.000), du Président d’honneur de l’Union Sociale Libérale (USL) parti politique de l’opposition, Monsieur Sébastien Germain AJAVON, avec à la clé, un mandat d’arrêt international, dans le dossier dit des 18 kg de cocaïne.

C’est l’aboutissement d’une procédure dans laquelle étaient parties, la douane béninoise puis Sébastien Germain AJAVON et ses co-accusés. La justice, par définition, est un principe philosophique, juridique et moral fondamental en vertu duquel les actions humaines doivent être sanctionnées ou récompensées en fonction de leur mérite au regard du droit, de la morale, de la vertu ou autres sources normatives de comportements. Force est de constater qu’au cours de ce procès qui a plongé davantage le Bénin dans le ridicule, les droits de la défense, point cardinal de la procédure pénale, n’ont pas été respectés, alors qu’en matière répressive, ils possèdent une importance particulière. Définis comme l’ensemble des prérogatives qui garantissent au mis en cause, la possibilité d’assurer effectivement la protection de ses intérêts, les droits de la défense constituent un principe à valeur constitutionnelle.

Malheureusement l’objectif visé par cette procédure étant déjà connu avant même qu’elle n’ait démarré, les principes d’équité et d’impartialité ont été ignorés par cette cour d’exception créée aux fins. Ainsi, après les innombrables violations de notre loi fondamentale depuis le 06 avril 2016, voici le Bénin, à nouveau “révélé’’ au monde entier comme un pays de non droit, où les accusés ne bénéficient plus de l’habeas corpus. Par le présent communiqué, le Bureau Politique du parti FCBE dénonce et condamne avec véhémence :

  • cette sentence donnée par une cour régie par une loi scélérate votée en catimini par une poignée de députés du BMP
  • cette décision inique qui est une illustration de ce qu’il a toujours décrié depuis l’avènement du pouvoir du nouveau départ.
  • cette forfaiture et cet acharnement contre les forces de l’opposition au régime dit de la rupture
  • cette décision qui vient confirmer la volonté manifeste d’un régime aux abois, de déstabiliser et de faire disparaître toute opposition dans notre pays.
  • cette politique de ruse hostile aux critiques et à la contradiction.
    Le parti FCBE ne laissera aucun homme politique, fut-il Président de la République, remettre en cause les acquis issus de l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990.
    En conséquence, tout en apportant son soutien au Président AJAVON et au parti USL, le parti FCBE invite tous les Béninois épris de paix et de justice à se mobiliser pour dire :
  • NON aux dérives du régime de la rupture
  • NON à la caporalisation de la justice
  • NON au règlement de compte politique
  • NON à la violation des acquis de la Conférence des Forces Vives de la Nation
  • NON à la création d’une juridiction d’exception rétrograde, bras opérationnel d’un système en lutte contre son peuple.
    Le parti FCBE invite ses militants à se considérer désormais comme au front et prêts à défendre par tous les moyens légaux la démocratie et l’état de droit dans notre pays.
    Le parti invite enfin toutes les forces politiques de l’opposition à resserrer leurs rangs pour mettre fin aux dérives totalitaires du régime de la ruse et de la rage.
    Ensemble nous pouvons.
    Ensemble nous serons plus forts.
    Vive la démocratie au Bénin !
    À bas la dictature !
    Fait à Cotonou le 20 Octobre 2018
    LE BUREAU POLITIQUE DU PARTI FCBE

DECLARATION DE SOUTIEN DES FEMMES USL
AU PRESIDENT D’HONNEUR SEBASTIEN AJAVON
DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018
Mesdames et Messieurs les membres du Bureau National de l’Union Sociale Libérale,
Nous, les femmes USL ici présentes voudrions vous remercier d’avoir accepté spontanément l’organisation de la première manifestation de soutien à notre Président d’honneur, Sébastien AJAVON par les femmes après ce que nous pouvons qualifier d’attentat contre notre démocratie chèrement acquise.
Monsieur le Président d’honneur,
Les femmes USL ici présente, au nom de toutes les autres femmes USL du Bénin et d’ailleurs, sont aujourd’hui au siège de notre Parti pour vous exprimer notre soutien et notre attachement sans faille face aux injustices répétées que vous subissez depuis deux ans de la part de ce pouvoir que vous avez souffert pour mettre en place.
Monsieur le Président d’honneur,
En ce moment de tristesse pour notre Nation, où la main visible du pouvoir exécutif se montre le bourreau de notre appareil judiciaire en le manipulant pour chercher à vous condamner, nous les femmes du Bénin avons à l’esprit qu’à vos côtés, c’est l’image de votre épouse mais également et surtout celle de votre mère qui vous est si chère, que vous auriez souhaité avoir à contempler pour retrouver la force du combat et la hargne de gagner.
C’est pour cela que nous sommes les premières sur ces places publiques pour dire au monde entier que, quelque soit l’âge d’un être humain, il demeure l’enfant de sa mère et que l’injustice qui lui est faite est aussi une injustice faite à sa mère et donc à nous toutes, femmes béninoises.

Femmes USL,
Femmes béninoises,
Notre gratitude à l’endroit du Président Sébastien AJAVON est sans limite. Lui qui a su construire depuis des années de nombreuses salles de classe pour que nos enfants soient scolarisés dans de bonnes conditions. Lui qui a su implanter des bornes fontaines et des forages dans de nombreux endroits de notre pays afin que nos sœurs n’aient plus à faire de longues distances avant d’avoir de l’eau potable pour l’alimentation de toute la famille. Lui qui a construit de nombreuses maternités et fourni des couchages et des matériels dans lesdites maternités à travers le Bénin pour que nos mamans puissent accoucher en sécurité et disposer des soins nécessaires pour les nouveau-nés. Et lorsqu’il arrive que certaines de nos sœurs soient rappelées à Dieu en mettant au monde et que les enfants sont recueillis dans des orphelinats, nous savons aussi qu’en toute discrétion, le couple Ida et Sébastien AJAVON soutient ces orphelinats en vivres et en matériels scolaires.
Femmes USL,
Femmes béninoises,
Nous connaissons notre fils, notre frère, notre père et notre bienfaiteur. Nous savons ce que Sébastien AJAVON fait pour nous, les femmes, depuis des années. Nous savons ce qu’il veut pour nous. Nous sommes des mères et nous sommes aujourd’hui blessées de voir que le bien fait par notre fils est récompensé par le mal. Et en tant que mères nous ne saurions rester là sans protéger notre fils, notre frère, notre père, notre bienfaiteur.
Pour nous, l’acte posé par la CRIET contre Sébastien AJAVON, est un acte contre toutes les femmes du Bénin.
Monsieur le Président de la république,
Nous les femmes du Bénin, nous nous sommes toutes senties meurtries à travers toutes nos sœurs que vous avez cassées et déguerpies des abords des voies et des marchés à travers tout le Bénin sans aucun accompagnement. Nos commerces ne marchent plus. Nous sommes ruinées et nous sommes sous le poids des prêts que nous avons faits pour mettre en place ces commerces. Nous n’arrivons plus à payer la scolarité de nos enfants, encore moins à les soigner. La misère s’est installée dans nos maisons. Nous voyons nos hommes désormais sans fierté, sans emploi, sans la possibilité de nous laisser ce qui peut aider à faire le marché pour nourrir nos familles.
A tout ceci, vous venez d’ajouter une peine lourde, injuste et non fondée sur le droit. Considérez alors désormais que vous nous avez toutes condamnées à 20 ans de prison fermes, à 5 millions d’amende et merci d’exercer contre nous toutes votre mandat d’arrêt. Voilà l’information que nous irons toutes, à partir de ce jour, annoncer à toutes nos sœurs des marchés, à toutes nos sœurs dans les administrations, à toutes nos sœurs dans les champs, à toutes nos sœurs dans les hôpitaux, à toutes nos sœurs dans les écoles, partout où cela sera nécessaire.
Vous avez choisi de nous retirer la personne qui pouvait encore nous soutenir et nous sauver. Et dans cette besogne, vous avez été solidement aidé par les députés du Bloc de la Majorité Parlementaire à votre service. Ces derniers qui vous ont aidé à semer les graines de la terreur au sein de la population notamment au sein de la jeunesse en votant des lois scélérats.
Mes chères sœurs,
Femmes USL et Femmes béninoises
Nous connaissons nos bourreaux. Faites-les connaître. Informez toutes les femmes et invitez-les à se tenir prêtes pour faire le ménage dans notre maison Bénin et à la rendre propre comme elle l’était depuis 1990. Pour cela, le premier acte à poser est de se rendre dans vos centres de vote avant le 25 octobre prochain pour vérifier vos noms et vous assurez de votre carte d’électeur. C’est la première arme dont nous avons besoin. L’autre acte à poser est la résistance à un pouvoir autocratique.
Président Sébastien AJAVON,
Nous ne sommes pas des mères indignes !
Comme votre mère l’aurait fait, nous nous engageons à faire régner la justice !
Non à la dictature !
La CRIET doit être supprimée !
Vive les femmes USL
Vive l’USL
Vive le Bénin

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