En congrès extraordinaire ce dimanche 21 octobre 2018 dans la salle de conférence de “Majestic” de Cotonou, ce qui s’appelait, jusque là, Union pour le développement d’un Bénin nouveau est devenu Union Démocratique pour un Bénin Nouveau. Tout en soutenant les actions du Chef de l’Etat, l’honorable Claudine Prudencio a choisi de faire cavalier seul. Chose très étrange qui ouvre des brèches aux interrogations. Elle aurait pu choisir l’un des deux blocs existants. Les conclusions de Bénin Rail seraient-elles en train de dégager des odeurs ?

On s’y attendait ; mais peut-être pas de la sorte. Cette façon de dire non et de quitter la mouvance présidentielle sans véritablement être dans l’opposition devrait se faire depuis fin mars dernier. C’est-à-dire depuis que le président de la République, Patrice Talon, dans une interview accordée au Magazine Challenge et à Rfi, a mis le pied dans le plat en demandant aux Groupes Bolloré et Petrolin de quitter le projet Epine Dorsale au profit de l’Empire du milieu, la Chine, qui selon lui est « le partenaire le plus indiqué, le choix le plus réaliste pour un tel projet ». Il faut donc dire que nul n’ignore à présent le différend entre le régime actuel et l’homme d’affaire Samuel Dossou-Aworêt, qui n’est autre que l’époux de l’honorable Claudine Prudencio, qui nonobstant ce coup dur aux affaires de son mari joue toujours, et sûrement malgré elle, dans la cour de la mouvance présidentielle.

Les faits ne nous rajeunissent pas…

« Ce qui m’importe, c’est la faisabilité effective, réaliste et satisfaisante de la réhabilitation du réseau ferroviaire Bénin-Niger existant et de son développement jusqu’à la région minière du Niger. L’investissement nécessaire est colossal et avoisine 4 milliards de dollars US. Le financement d’un tel investissement ne peut pas être assuré par un crédit commercial. Un tel investissement dans le contexte africain actuel adossé au marché bénino-nigérien n’est pas possible avec un financement privé et commercial. Cela n’est possible qu’avec du financement concessionnel et c’est tout simplement pour cette raison que ni le groupe Bolloré ni le groupe Petrolin du sieur Dossou-Aworêt ne sont en mesure de nous accompagner dans ce projet avec une telle ambition c’est-à-dire des rails, des locomotives compatibles avec les exigences d’aujourd’hui et de demain », l’ex-homme d’affaires, Patrice Talon, ne pouvait pas être plus clair.
Le choix de vengeance qui enterre l’UDBN…

On était en mars 2018, l’UDBN ne pouvait pas quitter le navire Rupture pour l’opposition. Dieu seul sait pourquoi. Bien des mois après, le choix est fait. Alors qu’on l’attendait dans l’un des deux grands blocs de la mouvance présidentielle, elle a choisi, contre toute attente, de faire chemin seule. De cette position, elle risque gros, et très gros. Les querelles intestines, on les a beau cacher, finissent toujours par faire surface. Les Rails contraignent Claudine Prudencio et ses militants à une mouvance opposante. Le franc jeu a disparu des habitudes. L’UDBN aurait dû simplement rejoindre l’opposition et tout serait plus clair et facile à interpréter. Sa nouvelle position la laissera orpheline de père et de mère vu qu’elle ne recevra la confiance ni de l’opposition ni la mouvance dont elle réclame l’appartenance. Pour l’UNDB, ce jour 21 octobre 2018 serait-il un « dimanche noir » ?

Judicaël E.C. GBETO

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