La phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 se déroulera en Egypte, du 15 juin au 13 juillet. C’est la décision prise par le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (Caf), ce 8 janvier à Dakar, préférant ainsi la candidature égyptienne à celle de l’Afrique du Sud.

Pour la 5ème fois, la Coupe d’Afrique des nations se disputera sur le sol égyptien : 1959, 1974, 1986 et 2006. Il fallait un Etat capable d’organiser au pied levé, la phase finale dans cinq mois (15 juin-13 juillet). Et, à la grande surprise de tous, les Pharaons sont preneurs après le désistement du Maroc dont le nom a été agité dans les médias après le retrait de la compétition au Cameroun. En tout cas, en optant pour l’Egypte, la CAF ne prend pas assez de risques. Car, les autorités égyptiennes ont affiché leur détermination à l’organiser. Les problèmes de sécurité dans les stades égyptiens, à en croire le président de la Caf Ahmad Ahmad «seront avec le concours des spécialistes, maîtrisés». Or, le 28 décembre 2018 à Gizeh, il y a eu pourtant un attentat dans lequel quatre personnes ont trouvé la mort. Un massacre de touristes qui a pourtant rappelé que la menace terroriste plane sur l’Egypte.

Enfin, le bout du tunnel

En optant pour le choix du pays des pyramides, la CAF a enfin trouvé une solution au problème de choix de pays organisateur. En effet le feuilleton a débuté septembre 2014, lorsque le Cameroun a été préféré à l’Algérie, la Côte d’Ivoire et la Zambie, pour organiser la CAN 2019. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais la Confédération africaine de football a changé de président en mars 2017. A son arrivée au pouvoir, l’actuel président de la Caf complique les choses au Cameroun, précédemment désigné avant son accession au pouvoir. Décidant sur fond de réformes de porter le nombre de pays participants à 24 contre 16 au moment de l’attribution de la compétition au pays de Paul Biya. On était en juillet 2017. Avec une phase finale à 24 équipes, cela induit 52 matches, contre 32 à 16 équipes. « Le 30 novembre dernier, après avoir pris de multiples précautions, Ahmad et son équipe ont annoncé que le Cameroun devait renoncer à la CAN 2019 et se tourner vers une CAN 2021 pourtant promise à la Côte d’Ivoire », annonce Rfi sur son site. Les Ivoiriens, eux, ont été priés de récupérer la CAN 2023 qui avait été confiée aux Guinéens. Aux dernières nouvelles, la Guinée serait d’accord pour être le théâtre de la compétition en 2025.

Ghislain Printant

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