Dans le souci d’accompagner les réformes du président Talon et de répondre aux exigences du système partisan, plusieurs formations politiques ont décidé de s’éteindre pour donner ensemble vie à de grands Blocs politiques. C’est ainsi que de trois, les Blocs soutenant les actions du Chef de l’Etat sont passés à deux. Alors, si on se réclame de la mouvance, on est contraint à s’aligner derrière l’Union Progressiste ou le Bloc Républicain. Pourtant, trois partis se sont entêtés et font cavalier seul. Les représailles sont sans précédent et  c’est dans cette même confusion qu’un groupe de personnes, dirigé  par Jacques Ayadji, Directeur des infrastructures ont librement choisi de mettre le pied dans le plat du Chef de lEtat.

Dans cette aventure solitaire, les trois mini-Blocs (Prd, UDBN, DUD) sans espoir, se réclamant de la mouvance présidentielle savent qu’ils n’auront pas le soutien de leur Chef. Il le leur a clairement notifié. Peut-être que cet acte de rébellion est vue par Patrice Talon comme un défi à sa personne. Défie-t-on le Chef ? Il faudra être assez musclé pour le faire. Le Directeur des infrastructures, Jacques Ayadji et ses amis ont droit à de sérieuses séances de musculature, juste après la constitution de leur bloc. Mais à vrai dire, que reproche-t-on vraiment au Parti du Renouveau Démocratique (Prd) de maître Adrien Houngbédji qui a, au dernier moment, lâché ses pairs au cours du processus de formalisation du bloc Républicain ; aux honorables Valentin Aditi Houdé et Claudine Prudencio qui ont, au lieu de se caser dans l’un des deux Blocs soutenant à visage découvert le Chef de l’Etat, décidé de former leur entité à part ? Cette question, beaucoup de Béninois se la posent en raison de la pagaille qui s’observe dans le rang des mouvanciers. Il faut dire que selon certaines presses, c’est ce week-end par exemple que le Dg du Conseil National des Chargeurs du Bénin (CNCB), Bruno Kangni ira en congrès pour décider de la conduite à tenir au cours des prochaines joutes électorales. Alors que le temps presse! Y-a-t-il quelqu’un à la Marina qui protège “ces mouvanciers rebelles”?

Que veulent Jacques Ayadji et ses pairs ?

Voulant répondre à cette interrogation, les Béninois se perdent en conjectures parce que ce parti dont il s’agit, le Moele-Bénin n’est nullement connu aux bataillons. Dans les 4ème( les 2kp), 6ème(Abomey-Calavi, Sô-Ava, Ahouansori), 9ème( Savalou, Bantè, Dassa) et 15ème (Akpakpa) circonscriptions électorales dans lesquelles les ténors de ce parti disent avoir pion sur rue, qui connait réellement le nouveau né d’il y a quatre ou six mois à peine? Ils oublient que selon les exigences du nouveau code électoral, leur machin de bloc battra de l’aile; que le Chef de l’Etat n’aime pas ce jeu auquel ils s’adonnent. A la limite, seul le Directeur des infrastructures président de ce parti, Jacques Ayadji est connu à travers une émission sur une radio de la place, mais aux heures lugubres de la gestion de Boni Yayi. En parlant de cet homme on risque de soupçonner son départ imminent de la tête des « constructeurs » des routes béninoises. Alors, il lui faudrait se caser avant l’orage. Puisqu’on sait d’où il est parti pour les doux fauteuils des « constructeurs » des infrastructures béninoises. A vrai dire qui connaît les autres membres du Moele-Bénin ? Sûrement des jeunes aveugles qui veulent tenter leur chance. En termes clairs  Moele-Bénin est un illustre inconnu, agité et dont les réelles motivations des dirigeants sont d’amenuiser les chances des mouvanciers. On s’étonne que Patrice Talon, très remonté contre les dignitaires du Prd après désistement, n’ait pas remonté les bretelles à son Directeur des infrastructures et lui demandé de regagner la bergerie. Il coule de source qu’après avoir renoncé d’adhérer au bloc Républicain, le Prd a subi des représailles implicitement de la part de la mouvance. Point n’est besoin de démontrer que les démissions des personnalités, en l’occurrence le ministre Serges Ahissou, des bailleurs comme Mathurin de Chacus, Germain Houanvoaegbe, de madame Prince Agbodjan sont la résultante d’une colère affichée de la Marina à l’endroit de Maitre Adrien Houngbédji et ses rescapés. A l’analyse des mouvements et de l’actualité politique, on remarque que malgré le soutien sans faille du richissime homme d’affaire Samuel Dossou, l’honorable Claudine Prudencio et son parti Union Démocratique Pour un Bénin Nouveau (Udbn) souffrent cruellement de cet amour paternel que pouvait leur apporter Patrice Talon, père de la mouvance dont ils font partie. C’est dire que toute modestie gardée, Patrice Talon qui mise sur un score à la coréenne pour mettre en déroute une opposition très mal organisée, ne souhaite pas avoir plus de deux Blocs. Et, dans cette logique, il n’acceptera jamais qu’on se foute de lui en dispersant les énergies. Jacques Ayadji et compagnie sont avisés.

Ghislain Printant

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