Dans un environnement hostile au pouvoir en place du fait de la politique mise en place à travers les réformes, il se murmure que le pouvoir ne veut plus des élections à bonne date. Mais réuni en conseil des ministres ce mercredi 09 janvier sous l’égide du Chef de l’Etat, Patrice Talon, le gouvernement a, conformément aux textes, convoqué le corps électoral pour le 28 avril prochain. Les commentaires vont donc désormais s’envoler et place sera laissée à la préparation de ces instants constitutionnels.

En convoquant le corps électoral pour ce 28 avril, ceci en respect des textes, soit 90 jours avant leur tenue, Patrice Talon a démontré contrairement à ce à quoi on pouvait sattendre, particulièrement dans l’opposition qu’il demeure légaliste. C’est vrai qu’avant ce conseil des ministres, les journaux ont annoncé cette probable convocation du corps électoral, faisant foi à la parole du Chef de l’Etat lors de la présentation des vœux entre institutions il y a 72 heures auparavant. Mais, le Bénin étant désormais un pays dans lequel méfiance et suspicions font le lit entre la parole donnée et actes sur le terrain, bien d’acteurs politiques ont pris la nouvelle comme effet d’annonce. Mais à la lumière de la décision prise en conseil des ministres, les doutes ont été dissipés et les Béninois savent désormais qu’ils doivent aller aux urnes le 28 avril prochain. Au cours de la présentation de vœux entre institutions en début de semaine, le Chef de l’Etat a encore rappelé qu’il demeure respectueux des textes; et c’est prouvé à l’issue du récent conseil des ministres. Par conséquent, point de doute au sujet de la convocation du corps électoral. 72H après cet aveu devant les Corps constitués, le président de la République, Patrice Talon a mis en exécution tout ce qu’il a dit. Au-delà du respect de la parole du Chef de l’Etat, il faut reconnaitre que les dés sont jetés et les candidats en lice doivent dès à présent, commencer par huiler leur machine pour le combat.

Bien avant la convocation

Selon toute vraisemblance, les mouvements politiques observés ça et là sur le terrain, dénotent de ce que les différents blocs en gestation ont pris conscience de l’enjeu. C’est le cas des deux blocs les plus en vue de la mouvance à savoir : l’Union Progressiste et le Bloc Républicain. De la 1ère à la 24ème circonscription électorale, l’activisme politique dont les acteurs font montre depuis un certain temps est la preuve qu’à la mouvance, on rêve d’une victoire sans bavure. Ceci en lien avec la vision et les désidératas du leader, avide de résultats probants dans tout ce qu’il entreprend. Cela se traduit par son surnom de compétiteur-né. Pendant que la mouvance s’organise et met sa troupe en ordre de bataille, l’opposition quant à elle se tire des balles dans les pattes et piquera sans doute à cette allure, du nez dans le gazon au soir du 28 avril prochain. Qui de Restaurer l’Espoir (RE) de Candide Azannaï ou de lUnion Sociale Libérale (USL) de Sébastien Ajavon, encore moins des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) de Boni Yayi conduira l’hypothétique et unique bloc de l’opposition ? Telle une quadrature du cercle, cette interrogation demeure en d’autres termes, une énigme. Mais, gageons qu’ils retrouvent leur lucidité et taisent leurs égos surdimensionnés, histoire de trouver le juste milieu pour ne pas perturber la quiétude des Béninois ce 28 avril par le biais d’un quelconque appel à manifester d’une jeunesse souvent manipulée, au motif d’une fraude électorale qui n’aura existé nulle part. Parce qu’ils n’auraient pas (ces opposants) dû s’entendre et former un Bloc solide, susceptible de barrer la route à la mouvance.

Bertine Gaba

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.