Pour compatir aux douleurs de l’ancien ministre de l’environnement Raphaël Edou qui a perdu sa mère, l’ancien président de la République Boni Yayi était dans le département du Couffo hier. Au-delà d’une visite de compatissant, l’ancien président de la BOAD en a profité pour tester sa popularité.

Personnage enclin au populisme, Boni Yayi (en photo, sur  moto) a, et c’est connu de tout le monde, une propension pour les bains de foule, le culte de la personnalité. Une obsession qui le tient dans les liens d’une détention  indicible de sorte qu’après le pouvoir, il a tendance à croire détenir encore le levier de commande. Toute occasion pour lui est bonne pour susciter la curiosité des foules en hystérie et s’attirer la lumière. Ce qui lui marche du fait des griefs que la population a contre le régime en place. A chaque descente dans une partie du septentrion considérée a tort ou à raison comme son fief, il a cet art de fanatiser des foules aux fins de s’attirer la lumière. Mais à Azovè ce 11 janvier 2019, il a piqué du bec dans l’eau. Au cours de sa descente dans le Couffo où il est allé  saluer son ancien ministre de l’environnement Raphaël Edou, actuel chef du 8ème arrondissement à Cotonou éploré, Boni Yayi a voulu surfer sur l’occasion et sa popularité dans le Couffo. C’est ainsi, rapportent des sources introduites qu’après la maison mortuaire, il s’est offert quelques dizaines de mètres de marche, notamment à travers le marché d’Azovè, jour du marché qui plus est. Si on convient que sur le continent noir, les milieux retenus pour faire office de site où les populations viennent hebdomadairement faire leurs transactions grouillent d’habitude de monde, l’on peut déjà se faire une idée des images balancées sur les réseaux sociaux pour montrer que même à Azovè, fief traditionnel reconnu à Bruno Amoussou de l’Union Progressiste (ndlr parti de la mouvance), l’ancien président est populaire. Il est évident  que l’actuel  régime a maille à partir avec une frange de la population du fait de sa philosophie et de sa méthode de gestion, soutenues par des réformes difficiles pour le peuple, selon les regroupements. Situation dont profite l’ancien président à travers ses sorties aux débottées pour susciter une curiosité et regain d’intérêts auprès des foule. Mais en même temps, selon les sources, sa sortie du 11 janvier a fait de chou blanc. Peut-être que la présence de Bruno Amoussou sur le terrain trois jours auparavant y est pour quelque chose. Boni Yayi à Azovè, c’est plutôt une visite de compassion à son ancien ministre qui a perdu sa maman. Si cela n’est que la partie visible de l’iceberg, au demeurant, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Ce qui n’est pas bon signe pour le chef du 8ème arrondissement Raphaël Edou,  probable représentant de l’opposition dans cette zone, annoncé dans la course au parlement.

Bertine Gaba

 

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