Fait Docteur Honoris Causa en théologie par l’université de Théologie du Brésil le vendredi 11 janvier 2019, Bertin Koovi se retire de la politique. Farouche opposant à Patrice Talon, mais très actif sur les réseaux sociaux et absent sur le terrain, le candidat malheureux aux élections présidentielles de mars 2016 se retire la mort dans l’âme du paysage politique béninois.

En réalité, il s’agit d’une distinction pour Bertin Koovi (en photo) qui lui donne accès à l’ouverture d’une agence de développement de la Corée du Sud. Pour le désormais Docteur Honoris Causa en Théologie et en Economie Fondamentale, le champ d’intérêts se retrouve ailleurs. Bénéficiant au passage  de EDCF Bank, une agence de développement qui mettra à sa disposition 100 millions de dollars pour la construction de  l’Économie fondamentale en Afrique dans le secteur de la pêche, comme le rapporte le site béninois béninwebtv, le très loquace opposant ne doit plus être comptabilisé parmi ceux que le pouvoir en place craint. Le projet dont il hérite comporte un  programme dont la mise en œuvre implique cinq pays à savoir. La  Guinée Equatoriale, la Sierra Leone, le Congo Brazzaville et le Gabon. « J’ai alors décidé de quitter la lutte Politique partisane au Bénin. Avec un investissement de 100 millions de dollars, je suis trop occupé pour avoir la capacité d’une bonne analyse des choses politiques au Bénin. J’en ai fait la promesse et j’ai signé à mon investisseur Coréen », a-t-il confié au même site d’informations.

Le candidat malheureux aux élections présidentielles de 2016, Bertin Koovi a, au second tour des élections, décidé d’apporter son soutien à Lionel Zinsou qui lui a été battue à plate couture par Patrice Talon, actuel chef d’Etat. Peut-être ce soutien à l’époque à Lionel Zinsou, adversaire de Patrice Talon au second est la source des critiques que le chantre du Nouveau départ essuie de la part de l’ancien candidat de l’Alliance Iroko qui se retire de la scène politiques béninoise.

Un choix qui au demeurant est sans doute le meilleur vu que ses convictions politiques, son rêve pour sa nation n’ont pas été concrétisés. Sinon qu’il aurait dû être élu et gérer le Bénin selon sa philosophie et ceci pour le bonheur du peuple béninois. Pris isolement, il s’agit par ailleurs d’un choix plus ou moins raisonnable. Car, le projet dans sa vastitude nécessite non seulement un investissement lourd, mieux il embrasse plusieurs pays à la fois. C’est vrai qu’il aurait voulu s’éterniser dans le landerneau politique béninois afin d’aider, de par ses critiques, les gouvernants actuels à corriger les imperfections, mais le devoir l’appelé ailleurs. Certes il a répondu favorablement, abandonnant le combat politique à mi-chemin, mais on ne doit pas perdre de vue qu’avant de trancher qu’il se serait retrouvé dans un gros dilemme.

Ghislain Printant

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